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Projet de création d’un Bureau des écrivains publics à Sherbrooke

Le Canada et le Québec comptent presque 50 % d’analphabètes fonctionnels.

Selon la Fondation pour l’alphabétisation, la littératie est un outil indispensable pour la compétitivité des individus et des États dans une économie mondiale du savoir. Comprendre les enjeux de société permet l’engagement communautaire et la participation citoyenne.

D’après l’économiste Pierre Fortin, chaque hausse de 1 % de la littératie globale entraînerait une augmentation de 32 milliards de dollars de dollars du revenu total des Canadiens.

Le projet de création d’un Bureau des écrivains publics a pour mission de répondre à la demande croissante d’aide à l’écriture.

Selon Wikipédia :

« L’écrivain public se définit comme « une personne qui rédige des lettres, des actes, pour ceux qui ne savent pas écrire ou qui maîtrisent mal l’écrit. 

L’écrivain public écrit pour et avec autrui tout type de texte à caractère privé, administratif ou professionnel.

La langue est sa matière première et l’écrit est la valeur ajoutée qu’il lui impose. Pour cela, il doit bien sûr maîtriser les règles de grammaire, de syntaxe et disposer d’un vocabulaire étendu. En faisant preuve d’écoute et d’empathie, il est un acteur social qui permet aux individus de répondre à leurs obligations dans une société où l’écrit est omniprésent. »

En France, la profession d’écrivain public est organisée. Par exemple, Plume & Buvard est l’association des écrivains professionnels diplômés de la licence professionnelle de la Sorbonne Nouvelle – Paris 3.

Au Québec, un pionnier, le dramaturge Michel Duchesne, s’est servi de de sa propre expérience pour écrire son roman intitulé L’écrivain public publié aux éditions Leméac à l’automne 2016. Ce roman a été adapté en websérie sur tou.tv et tv5.ca.

Le Bureau des écrivains publics vise les objectifs suivants :

Combattre l’analphabétisme, l’innumérisme et l’illettrisme

Aider au développement humain et économique des personnes défavorisées

Tenir et exploiter une librairie réelle et virtuelle de livres usagés

Installer, alimenter et entretenir à Sherbrooke un réseau local d’une douzaine de boîtes aux livres libre-service inspiré du modèle « Je prends un livre – Je donne un livre »

Former des acteurs de l’industrie langagière au métier d’écrivain public et les mettre au service de personnes défavorisées sur le plan socio-économique afin de donner une voix à ces dernières

Élaborer un modèle québécois inspiré du modèle français puis propagation de ce modèle dans d’autres villes.

 

 

Louis Fortier

Avocat, traducteur agréé (OTTIAQ et ATA) et administrateur agréé (OAAQ)